​ Commentaire / Israël N’goran, un anti-dioula assoiffé de sang à vite guérir

Ce matin, très tôt connecté pour prendre le pouls des rumeurs et humeurs du pays, je tombe sur une vidéo sur ODCI. Juste trois commentaires dont un portant sur l’appropriation des villages, terres et forêts par des « maliens ». Mais, plus tard, en écoutant cet individu assis sous un appatam, je me suis rendu compte que le pays est en danger. Sur sa page facebook, Israël N’goran se présente comme « apôtre  de Jésus-Christ et Président du REVAS ». Il estime que les dioulas constituent un cancer à extirper du corpus social ivoirien. C’est en avoir froid. On se croirait au Rwanda, les jours précédant le génocide de 800.000 personnes. Car, selon ce « apôtre » qui n’a rien appris des sermons de Jésus-Christ sur la paix et la fraternité des Peuples, « il n’est point question de parler d’être humain mais de la Côte d’Ivoire. »

Quelques sept ans après la grave crise postélectorale de 2010-2011 dont le pays ne finit pas de panser les plaies, pas trop cicatrisées, cette sortie publique, accessible à tous sur le net, de ce berger errant, pseudo-intellectuel semant la haine, invitant au meurtre, au racisme et à l’intolérance, ne devrait avoir droit de cité.

«…Après avoir acquis le pouvoir économique, la troisième phase, c’est la recherche du pouvoir politique, c’est la phase suprême pour dominer les autochtones. Les dioulas en particulier sont le souci de la Côte d’Ivoire » soutient cet homme à la haine bavant.

Selon lui, « Les Libanais agissent mal au travers de leurs entreprises et de leur  mépris pour la peau noire. Les marocains sont dans la même classe. Mais nos ennemis, parce qu’ils ont poussé à l’intérieur comme une gangrène, ce sont les dioulas » précise Israël N’goran.

Expliquant sa théorie, il estime que « Dès lors qu’ils ont acquis, parce que les dioula ont acquis le pouvoir politique avec leur parti, le RDR, certains se sont glissés au FPI, d’autres ont poussé racines au PDCI-RDA mais leur parti fondé, même si c’est par des frères ivoiriens mais fondé par des étrangers et dirigé par une alliance étrangère, c’est le RDR. »

« L’assise politique, ils l’ont eue. Ils n’ont pas encore le temps de nous étouffer mais ils sont en train de nous mettre à genoux. Si les ivoiriens pensent que je plaisante, qu’ils restent là qu’ils restent à se diviser et s’appeler des professionnels de la haine et de l’amour » poursuit-il ce message de haine anti-dioula.

Celui qui propose de « sauver la Côte d’Ivoire » dans un ouvrage intitulé « Comment sauver la Côte d’Ivoire », projet de société du REVAS, fait savoir que  « Quelqu’un disait le matin, je crois que c’est le SG de Revas Luxembourg, qu’au point où nous en sommes, il n’est point question de parler d’être humain mais de parler de la Côte d’Ivoire. »

 « Il faut faire la différence entre le pays et la nation. Le pays c’est la superficie. La Côte d’Ivoire en tant que pays est sur 322 000 Km2. Au travers des frontières, chaque  nation a son pays. La nation ivoirienne, c’est le peuple qui a peuplé les 322 000 Km2 à son origine. Nous sommes fiers » réitère celui qui est loin de la parole de Dieu.

La Côte d’Ivoire qui se dote de lois et textes réglementaires ne saurait fermer les yeux sur de tels propos publics. Leur  conséquence, s’ils sont entendus par une armée de suiveurs, peut être dramatique. La loi n° 2008-222 du 4 août 2008 modifiant et complétant les dispositions du Code pénal relative à la répression du racisme, de la xénophobie, du tribalisme et des discriminations raciales et religieuses a prévu un arsenal juridique de sanctions. Les autorités ivoiriennes doivent les appliquer en l’espèce. Sans atermoiement et dans toute leur rigueur, pour éviter que ne prospère ce dangereux discours de haine. Monsieur le Procureur de la République, Christophe Adou Richard, nous savons que vous saurez faire votre devoir. Votre intervention sévère et prompte, est nécessaire.

Il faut également en appeler aux administrateurs de l’OCDI pour qu’ils prennent leurs responsabilités. Les propos qui sont diffusés sur leur plateforme sont contraires à loi et à la morale humaine. Certes, pour le sinistre individu, « il n’est point question de parler d’être humain mais de parler de la Côte d’Ivoire », mais ils ne peuvent être complices de ces graves dérives.

Qui est le « dioula » en question ici ? Vocable générique de désignation du malinké, du Sénoufo, du mahouka, koyaka et plus généralement du Nordiste musulman, sympathisant ou non du RDR, le dioula, disséminé dans toute la Côte d’Ivoire, est le sujet de cette thèse qui appelle à l’extermination.

La Côte d’Ivoire ne devrait plus avoir à connaître ça. Honte à vous Israël N’goran!!

Adam’s Régis SOUAGA (Rédacteur en chef) – Philippe Di Nacera ( Directeur de la Publication) 

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