Coopération Côte d’Ivoire-Liban, Charles Koffi Diby trace les sillons de la coopération avec le Liban

Le président du Conseil Economique et Social du Liban était le visiteur de Charles Koffi Diby et du Conseil économique, social, environnemental et culturel ivoirien ce jour.

Signature d’un accord de coopération, invitation du président Charles Koffi Diby pour une visite au Conseil économique et social au Liban et les engagements à faciliter les investissements au Liban pour les ivoiriens et en Côte d’Ivoire, pour les libanais. Le renforcement des relations bilatérales entre Yamoussoukro et Beyrouth était au centre de la visite du président du Conseil économique et social du Liban au conseil économique, social, environnemental et culturel de Côte d’Ivoire ce lundi 5 février. Charles Arbid, le visiteur de Charles Koffi Diby a indiqué que « le 21è siècle appartient au marché africain où il aller tout de suite. » Aussi, s’est-il engagé, dès son retour au Liban, à inciter ses compatriotes hommes d’affaires à regarder et courir vers Abidjan. A côté, Charles Arbid a soutenu que « le chômage, l’émigration, la gouvernance, l’environnement, l’intégration des jeunes, sont tous des sujets sur lesquels il nous faut réfléchir. » Le président du CES du Liban a présenté les efforts du gouvernement libanais en vue de « restaurer la productivité » avec en ligne de mire, « la chasse aux dispositions anachroniques qui handicapent la productivité » et l’organisation de la « Diaspora pour décupler l’efficacité de notre économie » a-t-il soutenu face aux conseillers économiques sociaux, culturels et environnementaux ivoiriens.

A son homologue ivoirien, Charles Koffi Diby, M. Arbid a indiqué que « c’est dans l’intelligence collective et le partage des bonnes pratiques que nous ferons la différence ».

Pour sa part, le président du CESEC, Charles Koffi Diby  a fait l’historique de la création de son institution et surtout sa vision contributive au développement pour la 11è mandature, sur la période 2016-2020. Ainsi, « cinq axes stratégiques » déclinés en « 47 actions mesurables » ont été élaborés. Il a fait un bilan des actions entreprises par l’institution et annoncé la tenue en Côte d’Ivoire, le 7 mars prochain, de la réunion du bureau de l’UCESIF suivie les 8 et 9 mars du premier Conseil d’administration de la nouvelle mandature de l’AICESIS.

2018 sera pour Charles Koffi Diby et ses collègues l’année de mieux s’ouvrir aux ivoiriens par des « Journées portes ouvertes » sur l’institution. L’ancien Ministre de l’Economie et des Finances, passé par les Affaires Etrangères a redonné vie à une institution sur laquelle beaucoup d’interrogations s’élevaient.

Le premier conseiller économique, social, environnemental et culturel ivoirien a salué l’excellence des relations entre les deux pays qui ont signé en mai 2009, un Accord portant création de la grande commission mixte de coopération. En Côte d’Ivoire, a-t-il souligné, vivent entre 80.000 et 100.000 libanais dont certains ont la double nationalité.

Le ministre Alain Ekra, ancien ministre de la Santé publique, conseiller économique, social, environnemental et culturel estime lui que «  Ce qui faut considérer c’est que, les Libanais se sont établis en Côte D’ivoire ici depuis de longues années. Et, ils se considèrent comme des ivoiriens à part entière. Ils ont fait prospérer la Côte d’Ivoire au même titre  que beaucoup d’autres peuples, mais je crois qu’il faut reconnaître que les Libanais sont restés fidèles à notre pays. Je vous dis que, tout le commerce aujourd’hui, pratiquement repose sur les Libanais et c’est une très bonne chose. Ils ont cru en la Côte d’Ivoire, ils sont restés fidèles et il faut les  féliciter. Et c’est très bien venu qu’il y ait des relations entre le Conseil économique et social de Côte d’Ivoire et celui du Liban. »

Dans la relation bilatérale en construction, il indique que  « ce que nous avons à proposer, c’est notre Cacao, c’est notre Café. Et ils en profitent depuis  longtemps » soutient l’ancien ministre. Qui s’interroge toutefois. «  Mais qu’est-ce que nous pouvons faire pour développer ces relations économiques  vis-à-vis de ces matières premières.  C’est sur cela que nous devons réfléchir. Je   crois que le Conseil économique et social, environnemental et culturel de Côte D’Ivoire  peut jouer un rôle essentiel » assure Pr Alain Ekra qui a fréquenté l’école et formé des jeunes libanais devenus aujourd’hui des médecins de référence sur la place d’Abidjan.

Adam’s Régis SOUAGA

Source : Rédaction PôleAfrique.info

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