Coopération économique / Mamadou Koulibaly partage sa vision au Réseau ivoirien des leaders

Pr Mamadou Koulibaly, homme politique ivoirien, économiste et enseignant chercheur, a entretenu le Réseau ivoirien des leaders, ce  20 septembre 2018 à Grand Bassam sur la place de la Côte d’Ivoire dans les  relations Nord-Sud.

« Relations nord-sud  dans le contexte actuel de mondialisation : quelle place pour la Côte d’Ivoire ? ». C’est le thème qu’a développé le professeur Mamadou Koulibaly, homme politique ivoirien, économiste et enseignant-chercheur, ce 20 septembre à Grand-Bassam. Son auditoire était composé d’une vingtaine de membres du Réseau Ivoirien des Leaders. Il s’agit d’une plateforme des jeunes de partis politiques et de la société civile ayant pris part au programme « Génération d’Avenir ». Il s’agit d’une formation au leadership et au développement des capacités, initiées par la Friedrich Ebert Siftung depuis 2005 en Côte d’Ivoire.

Pour développer sa présentation, l’économiste a rappelé  le  trilemme de Rodrigue. « Comment entrer dans la mondialisation en étant un Etat souverain ? Si on veut être souverain et dans la mondialisation, la démocratie locale a-t-elle  un sens ? »,  a-t-il interrogé, ajoutant que pour le théoricien Rodrigue, on ne peut pas avoir les trois en même temps.

Le professeur Mamadou Koulibaly illustre cette difficulté par les crises économiques en Grèce, au Portugal et en Italie.  Si ces pays du Nord ne sont pas épargnés, ce ne sont pas les pays du Sud comme la Côte d’Ivoire qui pourraient s’en sortir aisément dans la logique du  trilemme « Démocratie-Mondialisation-souveraineté ».

« Les capacités productives en Afrique sont  relativement pauvres, on note des soucis dans la chaîne des valeurs », a-t-il fait observer au regard des données des institutions internationales comme la Banque mondiale. Le professeur mentionne également les accords économiques en défaveur des pays du Sud.  Pour lui, il existe une maigre intégration des pays africains comme la Côte d’Ivoire dans la mondialisation. « Les pays africains paient cher leurs importations, particulièrement ceux associés à la France,25, 29 voire 30 pour cent selon le rapport de la Banque mondiale », a indiqué l’économiste.

Thilo Schöne, représentant résident de la Friedrich Ebert Siftung note que cette rencontre vise à remobiliser les anciens bénéficiaires du programme de formation « Génération d’Avenir ».

Les participants édifiés, se fixent pour objectif, de définir une matrice d’actions afin de poursuivre ce genre de rencontres et rendre leur réseau plus visible.Nesmon De Laure
Source: rédaction PôleAfrique.info

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