Crise à L’UPCI- Traduit en justice, Soro Brahima saisit aussi la justice

À l’Union pour la Côte d’Ivoire (Upci) parti de la mouvance présidentielle, une crise interne secoue la direction. Le président statutaire Me Soro Brahima est traduit en justice par certains de ses camarades qui exigent sa destitution. Ce mercredi 11 juillet en conférence de presse, la direction statutaire à pris position et s’est insurgée contre l’accusation.

Par une assignation en référé ordinaire servie par un Huissier à l’initiative de Sidibe Yacou et Fadiga Mamadou, il était demandé à Me Soro Brahima de se présenter le 9 juillet prochain devant le tribunal de première instance d’Abidjan. Il devait s’y rendre pour constater d’une part sa destitution régulière de son poste de Président de l’UPCI par un bureau Politique tenu le 09 juin 2018 ; libérer le siège de cette formation politique « tant de sa personne, de ses biens personnels, et de tous occupants de son chef pour faire place nette au nouveau bureau exécutif et sous astreinte » ; et d’autres parts s’interdire « de faire des déclarations publiques au nom de l’UPCI et de se prévaloir ou utiliser les emblèmes et logo dudit parti sous astreinte ». 

Pour les collaborateurs de Soro Brahima, Sidibé Yacoub et Fadiga Mamadou font du « faux ». Ils brandissent en guise d’éléments de justification des irrégularités dans les documents produits par l’accusation. Ce sont entre autres, deux communiqués finaux distincts du même bureau politique au cours duquel a été prononcée la destitution. « le communiqué final transmis et publié dans les organes de presse à savoir le PATRIOTE et l’INTELLIGENT du 12 Juin 2018, n’est pas le même que celui qui a été produit à l’audience du lundi 09 juillet 2018, (dont nous avons copie) dans l’affaire pendante devant le Président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan », fait remarquer Leocadie Loukou-Yao, vice-présidente de cette formation politique.

Elle note également sur les documents l’ajout d’un lieu de tenu de la rencontre, l’existence de deux ordres du jour différents, l’ajout d’un secrétaire de séance qui ne figure pas sur la liste de présence, l’existence de deux différents présidents de comité d’organisation et la présence de signatures différentes de la même personne. Et bien d’autres éléments dont l’existence de deux noms différents pour le même poste de secrétaire général dans le nouveau bureau politique mis en place par l’accusation. 

« L’UPCI note que Sidibé qui a perdu sa qualité d’adhérent de l’UPCI pour n’avoir pas renouvelé son adhésion depuis au moins trois (3) ans, démontre aux yeux de toute la nation qu’il ne connaît même pas les textes de l’UPCI dont il se prétend être membre », ajoute par ailleurs Leocadie Loukou-Yao.

Pour elle et ses camarades de la direction statutaire, le bureau politique de leurs détracteurs qui a conduit à un congrès est un « simulacre » qui n’avait pour but « de se faire de l’argent et se mettre en exergue afin de bénéficier des retombées politiques et postes politiques ». 

Aussi, poursuit l’intervenante, son parti entend donner une suite judiciaire à cette affaire. « De la procédure pour faux et usage en écriture L’UPCI en raison du préjudice important subi par les agissements lugubres du Sieur SIDIBE informe l’ensemble des ivoiriens qu’une action judiciaire sera introduite contre M. Sidibé Yacou, imposteur et son équipe qui ont manipulé l’opinion nationale et internationale, en faisant croire que l’UPCI a vacillé dans sa position d’hier », conclut Leocadie Loukou-Yao.

Richard Yasseu
source : rédaction Poleafrique.info

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