Elections au Burkina Faso- La diaspora satisfaite du nouveau code électoral, Pograwa : « La Côte d’Ivoire aura un défi sécuritaire »

Une organisation qui entend fédérer les énergies des quelques 7 millions de burkinabè à l’extérieur de leur pays, se satisfait du nouveau code électoral.

Président du mouvement politique « C’est le moment », Moumouni Pograwa a indiqué que 2020 verra la Côte d’Ivoire confrontée à un « défi sécuritaire » dans le cadre de l’organisation des élections présidentielles au Burkina Faso et même en Côte d’Ivoire la même année.

Moumouni Pograwa a traduit sa satisfaction suite au vote par le parlement d’un nouveau code électoral qui retient la carte consulaire et le passeport biométrique comme documents pour les élections générales au Burkina Faso. Exit les cartes consulaires dont la reconnaissance pose problème. « Des policiers et des banques en Côte d’Ivoire ne reconnaissent pas nos cartes consulaires » a révélé le conférencier face à la presse ce mercredi.

Moumouni Pograwa qui a créé, avec d’autres burkinabè de la diaspora le mouvement citoyen « C’est le moment » estime que le retrait de la carte consulaire est un combat engagé depuis 5 ans. « Chacun devrait se réjouir pour des questions de fiabilité, le gouvernement à la charge d’organiser des élections transparentes » a-t-il indiqué.

Pour ce faire, en ce qui concerne les quelques 4 millions de burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, il demande la patience et la confiance aux autorités de son pays, surtout à l’office national d’identification qui a annoncé des « missions d’identification et d’établissement des cartes d’identité fiables. »

Moumouni Pograwa a félicité le gouvernement du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré pour avoir pris en compte la diaspora qui entend désormais jouer sa partition dans le développement économique et social. « Nous avons une vision commune, un objectif commun, comment y aller de façon efficace pour prendre part à la gestion du pays » est la mission que s’assigne le mouvement « C’est le moment ».

« Nous voulons être représentés dans toutes les institutions du pays » a soutenu M.Pograwa pour qui, « plus rien ne sera comme avant » avec l’implication de la diaspora dans la prise de décision au Faso. Il a dénoncé le jeu trouble de l’opposition, se défendant toutefois ne pas faire le jeu du pouvoir.

Sur les bureaux de vote, trois en Côte d’Ivoire, il s’est voulu rassurant : « la commission électorale prendra toutes les dispositions pour que les électeurs puissent voter. » Moumouni Pograwa a annoncé des meetings de sensibilisation en Côte d’Ivoire « pour la promotion de ce code électoral » qui à son avis, « n’exclut et n’exclura personne. »

Ces meetings débutent selon lui, le samedi 11 août.

Adam’s Régis SOUAGA

Source : rédaction PôleAfrique.info

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