Facture impayée – Le Secrétariat d’Etat au Budget sort enfin de son mutisme, les faits et actes qui accablent

C’est auprès du Groupement des entreprises ivoiriennes (GEI) et non avec le Secrétariat d’Etat chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat que vous pourrez obtenir les informations recherchées”. C’est en substance la réponse adressée à Poleafrique.info relativement à sa sollicitation d’informations sur le recouvrement d’une créance de 2 400 000 000 FCFA que détiendrait une entreprise privée sur l’Etat de Côte d’Ivoire suite à des travaux effectués à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Cocody.
 
Comme par enchantement, l’article diffusé par Pôleafrique.info sur la souffrance d’une PME, Groupement des entreprises ivoiriennes-GEI- a pu faire sortir les collaborateurs du Secrétaire d’Etat, Moussa Sanogo de leur torpeur. Auparavant, Pôleafrique.info, dans un courrier en date du 6 décembre sollicitait la réaction du Secrétariat au Budget chargé du Portefeuille de l’Etat sur ce dossier qui traîne depuis 7 ans maintenant. Mais, un mois durant, aucun des collaborateurs du Secrétaire d’Etat Moussa Sanogo n’y a accordé aucune attention. Il a fallu ce 9 janvier janvier cet article diffusé sur notre fil pour les ramener à de meilleurs sentiments.
 
Enfin retrouvé, notre courrier a été traité en diligence pour une réponse. Dans un courrier en date de ce 09 janvier et signé de Adama Sall le Directeur de cabinet du secrétaire d’Etat auprès Premier ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat indique ne pas savoir avec précision de quelle entreprisse il s’agit dans la demande. « …cette demande ne précise pas les entreprises du Groupement des entreprise ivoiriennes qui seraient concernées par des impayés », lit-on dans le courrier qui souligne aussi que « la nature des prestations n’est également pas communiquées ».
 
Cette réponse fait suite à un courrier adressé par Poleafrique.info le 06 décembre 2018 au Secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargée du Budget et du Portefeuille de l’Etat. Voir l’article : http://www.poleafrique.info/marches-publics-tentative-de-detournement-de-plus-de-2-milliards-francs-cfa-7-ans-de-souffrance-pour-une-facture-le-secretariat-detat-au-budget-muet/.
 
La rédaction avait pour objectif de recueillir des informations pour la rédaction d’un article de presse publié ce mercredi 09 janvier, sur une facture de 2,4 milliards FCFA impayée depuis 2010. Et dont le bénéficiaire est le Groupement des entreprises ivoiriennes (GEI), spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics, qui a obtenu et exécuté un marché pour la construction de « bâtiments administratifs à usage technique », au sein de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan Cocody.  
 
Selon le Secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargée du Budget et du Portefeuille de l’Etat, “les rapports Etat-entreprise sont liés par des dispositions contractuelles qui sont entourées du sceau de la réserve et de la confidentialité”. Aussi, recommande-t-il d’orienter notre enquête vers le Groupement des entreprises ivoiriennes (GEI) en vue de recueillir auprès des entreprises concernées, les informations recherchées », conclut le courrier réponse.
 
Pôleafrique.info qui a par des sources internes à l’entreprise reçu documentation ne saurait évaluer le degré de sincérité du secrétariat d’Etat qui feint d’ignorer la “destination 31209505 01-opération d’apurement passifs audités IGF/DGBF- et de la ligne 2330 “Ba^timents administratifs à usage technique” dans ladite destination, au Titre III du budget du Ministère auprès du Premier Ministre, Chargé du Budget”. Ce document signé en 2014, prévoyait les “destinations à créditer”.
 
Ainsi, à l’article 4 d’un protocole établi à cet effet, il est mentionné ce qui suit: ” Est autorisée, pour la gestion 2014, la prise en charge par le budget de l’Etat sur la destination 361 9502 01 “opération d’investissement Pcpt Diverses Administrations”, ligne 2330 “Bâtiments administratifs à usage technique”, de la somme de huit cent millions (800.000.000 FCFA) en vue du règlement partiel des passifs relatifs à la construction et à l’équipement d’un bâtiment R+2 à l’antenne de l’INPHB à Cocody au profit de la société Groupement des Entreprises Ivoiriennes (GEI).
 
Ce ne sont pas, pour la gouverne du Directeur de cabinet de Moussa Sanogo, un ensemble d’entreprises comme il l’insinue, mais bien d’une entité unique, une seule entreprise qui a transformé 6 salles de cours en un bâtiment R+2 pour 4500 étudiants et la construction de 29 bureaux d’enseignants chercheurs. Achevé en 2007 avec équipement en matériel didactique, l’entreprise n’a toujours pas été payée.
 
Bien au contraire, des hauts responsables tentent depuis par des méthodes dissuasives et mensongères d’utiliser le nom du Président de la République, Alassane Ouattara dans leur tentative de “bouffer” impunément 10% de cette manne financière. D’ailleurs, nos sources indiquent que l’un d’entre eux, dont nous taisons pour l’instant le nom, a soutenu qu’il devrait prendre “200 millions FCFA pour envoyer au Premier Ministre”. Amadou Gon Coulibaly est bien au fait de ce dossier et a poussé un coup de gueule qui a conduit ces individus à valider le paiement de la facture de cette entreprise. 
 
Adama Sall pourrait demander ampliation du courrier n°5392/MPMEF/CAB-2/30 du 3 octobre 2016 avec pour objet “Rappel pour le paiement des passifs de l’entreprise GEI d’un montant de 2 400 000 000 FCFA” auprès du Ministère auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances. Ce ministère est dans le même immeuble que le secrétariat d’Etat et le Dircab verra que la tentative de fuite est très courte car la vérité flagrante.
 
La défense du secrétariat au Budget chargé du Portefeuille de l’Etat est bien faible et ressemble à une fuite lamentable de responsabilité face à un cas avéré de maltraitance et de discrédit jeté sur le Président Alassane Ouattara et le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly qui rassurent le secteur privé par des efforts continus. En tout état de chose, nous restons très mobilisés pour rechercher dans les moindres détails les fonctionnaires qui ne peuvent pas voir passer l’argent de leurs compatriotes sans une ponction.
 
Richard Yasseu et Adam’s Régis SOUAGA
Source : rédaction Poleafrique.info  
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