Fin du congrès contre la peine de mort, Alerte contre le lynchage  populaire

Le congrès  régional africain contre la peine de mort a pris fin dans la soirée du 10 avril 2018 à Abidjan. Au-delà de la thématique, un clin d’œil est fait contre les exécutions sommaires et extrajudiciaires. Le Congrès est une initiative d’Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM).
 
Lutter contre la peine de mort oui. Mais, il vaut mieux alerter également contre la vengeance populaire traduite par les exécutions sommaires et extrajudiciaires. C’est le vibrant appel qu’a lancé Magloire N’Dehi, représentant de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté Afrique de l’Ouest, à l’occasion du cocktail de clôture du congrès régional africain contre la peine de mort qui s’est tenu à Abidjan du 9 au 10 Avril.
« Dans un État de droit nul n’a le droit, aucun homme, pouvoir politique ou groupe de personnes de se rendre justice soi-même. Aussi, il est vrai que la peine de mort a été supprimée de l’arsenal juridique ivoirien mais, il importe de travailler tous ensemble davantage à mettre définitivement fin aux exécutions sommaires et extrajudiciaires », interpelle Magloire N’Dehi.
 
Il explique que   « Nul n’est à l’abri d’un lynchage populaire. C’est pourquoi, chacun à son niveau, en famille, au quartier, au travail,…doit sensibiliser sur le respect de la dignité humaine et de la vie. »
 
Aussi pour la Fondation, «  la peine de mort est contraire aux valeurs de droits de l’homme et à la liberté. Ce n’est ni un moyen de dissuasion ni de répression mais une pire vengeance criminelle préméditée et savamment organisée », insiste le représentant de la Fondation.
 
La rencontre d’Abidjan a réuni autour de 300 abolitionnistes, décideurs et société civile compris. Le lien entre la pauvreté de certains prévenus et l’application de la peine de mort a fait l’objet d’une session. La peine de mort est également vue comme un instrument politique contre le terrorisme.
 
Interviewé par Pôleafrique.info, Me Check Sakho, ministre de la Justice de la Guinée estime que l’Afrique est sur la bonne voie comparativement aux « donneurs de leçons ».
 
 
Nesmon De Laure
Source: rédaction Pôleafrique.info
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