Gilets jaunes en France – le gouvernement entame des consultations ce lundi, les manifestants toujours mobilisés  

Le 1er décembre, les « Gilets jaunes » ont effectué leur troisième samedi de manifestations partout en France. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu à Paris ainsi que des pillages. Des dégradations ont été recensées dans tout le pays. Macron promet réagir.
 
136 000 manifestants étaient recensés en France ce 1er décembre, dont plus de 10 000 dans la capitale, selon le ministère de l’Intérieur. Si des rassemblements pacifiques, leitmotiv prôné par les « Gilets jaunes », se sont déroulés sur tout le territoire, les événements violents ont marqué le week-end. On ne retiendra que cela. À Paris, des affrontements ont eu lieu sur le haut des Champs-Elysées.
 
Des « casseurs », qui se sont fondus dans la masse jaune, se sont livrés, outre les affrontements avec les policiers, gendarmes et CRS, à des pratiques de guérilla urbaine : Arc de Triomphe tagué sur sa façade et saccagé en son sein, casses de vitrines, pillages de magasins, incendies de voitures, d’immeubles et de mobiliers urbains. 421 personnes ont été interpellées et 378 placées en garde à vue, dans la métropole parisienne. Le bilan est de 133 blessés dont 23 parmi les forces de l’ordre selon le ministère de l’Intérieur. Une personne est décédée sur un barrage près d’Arles. À Saint-Etienne, Dijon ou encore Toulouse, des rixes ont aussi eu lieu. 
 
Revenu du G20, qui se tenait en Argentine, Emmanuel Macron le président français est allé constater les faits et féliciter les forces de l’ordre. Il a mandaté le Premier ministre Édouard Philippe de recevoir cette semaine les chefs de partis politiques et les représentants des « Gilets jaunes ». Les consultations commencent dès ce lundi avec es partis politiques. Les représentants des “Gilets jaunes” leur succéderont mardi.  
 
Selon un sondage Harris interactive pour les confrères de RTL et M6, près de 72% des Français soutiennent encore le mouvement des « Gilets jaunes » après ce rassemblement. Toujours selon ce même sondage, 19% approuvent le recours à la violence, et estiment à 90% que le gouvernement n’a pas été à la hauteur des événements. Emmanuel Macron qui a réagi depuis l’Argentine condamnant ces scènes de violence, a promis tout mettre en œuvre pour rétablir l’ordre. Mais refuse cependant de cautionner l’usage de la violence comme mode de revendication. « Les coupables seront traduit devant la justice française » avait-il martelé.
 
Éric Coulibaly et Victor Merat
Poleafrique.info
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