Journée de l’enfant africain- Plaidoyer pour des droits accrus des enfants ivoiriens

Le parlement des enfants de Côte d’Ivoire plaide pour le respect des droits des tout-petits.

« Ne laisser aucun enfant derrière pour le développement de l’Afrique » est le thème autour duquel  est célébré cette année 2018 la 28eme journée de l’enfant africain. En Côte d’Ivoire, elle a été marquée ce samedi 16 juin par une conférence de presse animée par le Parlement des enfants de Côte d’Ivoire et le Forum des ONG et associations d’aide à l’enfance en difficulté. La rencontre a porté sur le thème : » Vulgarisons les recommandations du comité africain des experts des droits et du bien-être de l’enfant auprès des populations et des détenteurs d’obligation« .  Un plaidoyer pour le respect de leurs droits a été fait par les enfants de Côte d’Ivoire à cette occasion.

 » Notre souhait est que nos droits soient respectés. Que la voix des enfants porte. Un enfant quand il naît, il doit être déclaré, protégé et mis à l’école pour son instruction. En cette journée qui nous est dédiée, je souhaite que cette voix soit entendue et porte« , a plaidé ce samedi à la Maison de la presse au micro de Poleafrique.info,  Gabou Johnatan député au Parlement des enfants de Côte d’Ivoire.

 Déjà, fait-il savoir, au-delà du 16 juin qui commémore la journée dédiée aux enfants africains, « c’est chaque jour qu’il faut poser des actions en faveur des enfants« . 

Gabou Johnatan ajoute que dans cette perspective, son institution pose un certain nombre d’actions. Le parlement des enfants de Côte d’Ivoire dit-il, anime des émissions radio pour faire connaître les droits des enfants. Il appelle également à l’application des recommandations du comité africain des experts des droits et du bien-être des enfants.

Pour le Forum des ONG et associations d’aide à l’enfance en difficulté, Éric Attiapo a salué l’engagement du gouvernement ivoirien en faveur du bien-être des enfants. Il a relevé entre autres la « mise en place du Conseil national de la famille, le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants présidé par la Première dame, le décret pour l’établissement exceptionnel des extraits de naissance des enfants nés pendant la crise, l’école obligatoire pour tous les enfants jusqu’à 16 ans ». 

Cependant, fait-il remarquer, beaucoup reste encore à faire. Notamment « l’absence d’un code de l’enfant et l’application véritable des différents textes en conformité avec les standards internationaux et régionaux, la persistance des cotisations dites exceptionnelles exigées aux parents d’élèves par les COGES. Et également la situation des enfants handicapés en général et particulièrement ceux abandonnés et en détresse » dont le placement dans les pouponnières selon le conférencier, « ne répond pas aux exigences et spécificités de leur prise en charge« , conclut Éric Attiapo.

Richard Yasseu
Source : rédaction Pôleafrique.info

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