LIBRE EXPRESSION / André Silver Konan : « Ma proposition pour lutter contre les gangs à moto »

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Monsieur le DG de la Police, je souhaite vous faire une proposition simple, pour mettre fin aux agressions des gangs à moto. C’est en 2014, en plein règne des « microbes » que les gangs à moto ont commencé à faire davantage parler d’eux à Abidjan. Je pense d’ailleurs que ce sont des « microbes » reconvertis dans le mal… Depuis lors, la police nous annonce de temps en temps, l’arrestation de certains gangs à moto. Mais cela ne suffit pas à mettre un terme au phénomène. Le mode opératoire de ces gangs est resté le même depuis 4 ans. Ils se déplacent à deux sur une moto (l’un tient le volant et l’autre tient une machette dissimulée), ils surgissent devant leur victime à pied ou qui vient de descendre de voiture, ils l’assènent de coups de machettes ou la menacent de la découper à la machette et l’obligent à leur remettre argent, téléphones portables, etc.

Ma solution est simple : monsieur le DG de la Police, donnez instruction très ferme à toutes vos équipes sur le terrain (police de la circulation, brigades motorisées, patrouilles à véhicules, postes de contrôles, etc.) d’arrêter systématiquement toutes personnes se déplaçant à deux sur une moto. Cela doit être un réflexe de la Police. Chaque fois que deux personnes à moto seront arrêtées par la police, celles-ci doivent aussi systématiquement faire l’objet de contrôle plus poussé. Dans le respect strict de leurs droits, ces deux personnes doivent être soumises systématiquement à des fouilles corporelles, les sacs à dos qu’elles portent doivent être fouillées, la moto elle-même doit être passée au crible, ses papiers aussi. Si une machette ou un objet contondant se trouve avec l’un d’entre eux, c’est un flagrant délit (article 53 du code de procédure pénale). Si des téléphones portables se trouvent avec eux, sans qu’ils ne puissent justifier leur provenance, c’est encore un flagrant délit. Evidemment, cela suppose que les policiers doivent disposer d’un minimum de moyens matériels et d’armement. Cela peut se faire aussi en collaboration avec la gendarmerie et les Faci.

C’est à cette condition et à cette seule condition, que les gangs à moto disparaîtront. Il n’est pas compréhensible que des gangsters circulent à moto depuis des années, de jour, comme de nuit, que la police soit à de nombreux carrefours dans la ville et que ces gangs continuent de sévir. Voici ma proposition que je réitère (je l’avais faite, il y a deux ans), elle peut être naïve !

André Silver Konan

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