Marche avortée contre la CEI,  12 jours d’emprisonnement pour les militants EDS 

Les personnes arrêtées le jeudi 22 mars 2018 en répondant à l’appel de la plateforme de l’opposition EDS ont comparu devant le tribunal des flagrants délits d’Abidjan ce 6 avril 2018. La marche avortée visait une protestation pour une réforme de la CEI, conformément à l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.
 
Les militants de la plate forme de l’opposition Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) ont comparu devant le tribunal des flagrants délits d’Abidjan ce 6 avril 2018. Ils sont accusés d’acte ou de manœuvres tendant à entraîner des troubles à l’ordre  public. Ils sont condamnés à 12 jours d’emprisonnement. Le procureur avait requis 15 jours d’emprisonnement.
Les manifestants rentreront libres chez eux.
 
Jean Gervais Tchéidé, porte-parole de la plateforme EDS parmi les prévenus s’expliquant  à la barre a soutenu que  «  c’est le mercredi 21 mars 2018, à la dernière réunion, à 19 Heures que la secrétaire générale de la préfecture a donné l’arrêté interdisant la marche du jeudi 22 mars 2018 ».  Avant d’ajouter qu’ « à partir de ce moment la plate forme EDS n’avait plus de mages de manœuvres pour informer ses militants à temps de l’interdiction de la marche ».  C’est pourquoi, le jeudi 22 mars matin, il s’est rendu sur les lieux de la marche (Adjame place des martyres) afin d’informer les militants et sympathisants d’EDS de l’interdiction de la marche. C’est à ce moment précis qu’il a été interpellé par des policiers.
 
Georges Alexis Armand Ouegnin président de EDS, HUBERT Oulaye et l’Ex-Président de LIDER Mamadou Koulibaly ont apporté leur soutien à leurs camarades.
Kevin Lade (stagiaire)
Source: Pôleafrique.info
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