Ouattara réconcilie l’Armée et la Nation sans les Femmes officiers / Adam’s Régis SOUAGA

Hier, les ivoiriens ont connu les noms des nouveaux chefs des sections des Armées et de la Gendarmerie Nationale. En attendant la Police et la Justice, le Président de la République a donné le miroir de la Nation à travers l’armée. Pour les adeptes du rattrapage, il y aura de la matière. Une bonne dose de fils de presque toutes les grandes régions du pays, se côtoie sur cette liste de nouveaux promus ou confirmés. A côté de quelques noms connus pour être selon les humeurs des uns et des autres des hommes de Ouattara que sont Chérif Ousmane, Koné Gaoussou, Inza Fofana, Palé Djami, Eddy Medi, Ouattara Issiaka, Ouattara Morou, Soro Dramane et Losseny Fofana, que sait-on des autres ?

Dès le cabinet du ministre d’Etat, ministre de la Défense, le ton est donné sur la volonté de travailler avec les compétences et non des noms. Hamed Bakayoko a jeté son dévolu sur le Colonel-Major N’goran Léon, a priori Baoulé. A l’état-major général, à l’exception notable du nouveau chef des renseignements militaires, le Colonel Traoré Dramane, ancien Comzone 7 de Touba, commandant du Bataillon de sécurité du Nord-Ouest (Odiénné) avant de débarquer au 4è Bataillon d’infanterie de Korhogo, combien de nordistes travailleront avec le Général Doumbia Lassina ?

Commissaire – Colonel OKA OLIVIER, Colonel YAO N’GUESSAN JEAN CLAUDE, Médecin – Colonel CHIKAYA EDOUARD RENE MARIE YOBOUET, Colonel KOUAME JOSEPH ALLAH, Colonel KIROUIN BERNABE, Colonel KOFFI FERDINAND KOUADIO, Colonel TCHOUME HERVE sont les désormais proches collaborateurs du Chef d’état-major général des Armées. Un bon rattrapage qui ne devrait pas passé inaperçu pour tous les scrutateurs des nominations prompts à dénoncer celle de certains fils du pays, issus du nord. Ce n’est pas par contrainte ou pour satisfaire aux besoins pets nauséabonds de quelques thuriféraires en quête d’adeptes pour combat politique révolu que ces choix ont été opérés.

Les Armées sont le reflet de la Nation. Quand après Félix Houphouët-Boigny, les présidents et Chef d’Etat qui lui ont succédé, ont voulu dévoyer le travail de construction de cette armée-nation, la bourrasque a éclaboussé le pays.

Après la grave crise postélectorale de 2011, place a été accordée à la reconstruction d’une nouvelle armée, adossée aux règles de fonctionnement des armées modernes qui font les grandes nations. Le processus est en cours et plus de place à l’amateurisme. Tout le monde, en formation !

Cette fois-ci, les oiseaux de mauvais augure ne viendront pas dénicher une armée de Ouattara boys prête à décimer des populations pour s’accaparer des portions de forêt pour leurs parents ou des étrangers. Car, derrière ces noms, se cache souvent une histoire.

Prenez celle du Colonel Koffi Ferdinand Kouadio. Très peu de personne saurait décrire ce fils de la cour des chefs de canton de Brobo. Diplômé de l’EFA, promotion Charles Konan Banny, 2002, Fredy comme l’appelle ses intimes ou Koffi Gombo, est un brillant officier des transmissions. Major de sa promotion (transmissions), il s’engage à partir de Korhogo dans les rangs du MPCI et mène le combat jusqu’à la victoire finale des FRCI. Sa nomination est une joie pour tous ceux qui le connaissent. Ainsi, derrière des noms, une histoire, une affinité secrète avec le Chef suprême des Armées.

Et ils sont tous autant qu’ils sont, des officiers de valeur qui mettent le sens de la République devant leurs actes et décisions. Et à scruter cette liste de près, elles sont nombreuses les familles, sur l’ensemble du territoire national, de Bouna à Danané en passant par Katiola, Toumodi, Brobo et d’autres localités, à se réjouir de la confiance accordée par la République à leurs fils.

Malheureusement, à 24h de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, aucun nom féminin n’a caressé les tympans des ivoiriens, des FACI à la Gendarmerie. Nos braves femmes ne sont-elles pas encore aptes à intégrer les commandements ?

Au-delà, le Président Alassane Ouattara a réconcilié la Côte d’Ivoire avec son Armée et sa Gendarmerie, un acte de cohésion sociale qui met fin, on ose le croire, au puéril débat sur le rattrapage ethnique. 

Adam’s Régis SOUAGA

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