Santé – la fièvre Lassa une nouvelle épidémie en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire prend des dispositions

La fièvre Lassa, une nouvelle épidémie sévit actuellement dans la sous-région ouest-africaine a indiqué ce lundi le ministère ivoirien de la Santé et de l’Hygiène publique, informe un communiqué.
 
« Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique porte à la connaissance des populations la notification d’une urgence de santé publique dans certains pays de la sous-région ouest africaine. Il s’agit de la fièvre de Lassa qui sévit actuellement au Nigéria, au Bénin et près de nous en Guinée », lit-on dans le document diffusé dans la presse.
 
A ce jour, aucun cas de cette épidémie n’a été enregistré dans le pays rassure en outre le communiqué. Toutefois, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique craint une propagation du virus responsable de cette maladie du fait de la proximité de la Côte d’Ivoire d’avec les pays affectés et des flux de mouvement des populations entre les pays de la sous-région. Aussi, annonce-t-il des mesures préventives pour prévenir les risques liés à la circulation du virus.

Il s’agit de « laver à l’eau propre et au savon tous les ustensiles de cuisine et les conserver à l’abri des rongeurs ; éloigner des habitations les ordures ménagères et déchets de toute nature ; éviter toute manipulation ou consommation de rongeurs ; éviter tout contact avec les urines et les excréments des rongeurs ; éviter de manipuler sans protection les sécrétions organiques (sang, urine, etc.) de tout malade présentant une fièvre avec ou sans saignement ; lutter contre la présence des rongeurs dans les lieux d’habitation et tout lieu recevant du public (hôtels, restaurants, maquis, etc.) », comme le mentionne le communiqué.
 
A en croire le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, la fièvre Lassa « une fièvre hémorragique virale (comme la fièvre jaune, la maladie à Virus Ebola, la Dengue, etc.), à déclaration obligatoire, due au virus de Lassa (qui tient son nom de la ville de Lassa dans l’État de Borno au Nigeria). Elle est, transmise à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par les urines ou les excréments d’une souris (Mastomys natalensis) communément appelée « rat à mamelles multiples ». Le virus peut également se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, les urines, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Cette maladie est responsable d’épidémies surtout dans la région Ouest Africaine ».
 
Ses symptômes sont très variables et non spécifiques, ce qui rend souvent difficile le diagnostic clinique aux premiers stades de la maladie, d’où la nécessité absolue du diagnostic biologique effectué dans un laboratoire de référence pour la confirmation de tout cas suspect, précise en outre le communiqué. Au Nigeria d’où est partie cette maladie, l’on enregistre déjà 21 décès depuis le début de l’année.
 
Face à ce problème de santé publique, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique recommande « à toute personne de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche en cas d’apparition des signes suivants : forte fièvre suivie de malaise généralisé, de faiblesse et de douleurs musculaires », conclu le communiqué.
 
Richard Yasseu
Source : rédaction Poleafrique.info 
 
 
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