Sommet UE-UA, l’Afrique réclame un partenariat « fifty-fifty »

Le 5ème sommet Union Africaine-Union Européenne a débuté ce mercredi 29 novembre à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les thèmes de la migration, l’employabilité des jeunes, le terrorisme et les énergies renouvelables seront abordés pendant la rencontre. Mais déjà, les dirigeants africains réclament un partenariat plus équitable.
 
Africains et européens veulent donner un nouveau souffle à leurs relations, voire une nouvelle direction. Ce mercredi à l’ouverture du sommet UE-UA à Abidjan, les premiers intervenants ont posé les bases des négociations pour un partenariat gagnant-gagnant entre l’Europe et l’Afrique. Les financements qui seront alloués aux pays africains afin d’amorcer leur développement se feront désormais dans un cadre d’intérêt commun.
 
« Nous sommes là 17 ans après le premier sommet Afrique-Union Européenne qui s’est tenu au Caire, pour redynamiser notre partenariat avec le continent. Et cela doit se faire d’égale à égale, comme réclamé par les dirigeants africains. Nous voulons investir en Afrique mais ce n’est pas à nous de choisir les différents secteurs dans lesquels on veut le faire. C’est aux africains de décider et nous devons respecter cela », a indiqué Jean Claude Juncker, président de la commission de l’Union Européenne.
 
Ce sommet s’ouvre au moment où le problème de la migration et de l’emploi des jeunes se pose avec acuité sur le continent. Les dirigeants européens et africains, présents sur les bords de la lagune Ébrié, tenteront de  trouver des solutions durables à cette situation qui menace gravement l’équilibre entre les deux continents. Selon Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’Union Africaine « l’Afrique et l’Europe ont des intérêts communs et plus de 70% de la population africaine est jeune. Il faut donc aller au-delà des propos attentatoires et prendre des résolutions opérationnelles et immédiates. L’immigration nous interpelle et nous ne pouvons assister à cela sans réagir. Le partenariat doit désormais se faire de manière équitable de sortes que nous puissions offrir de nouvelles perspectives à notre jeunesse », suggère-t-il.
 
Outre la question des jeunes, le sujet du terrorisme et la situation en Libye ont été abordés. Antonio Gutteres, secrétaire général de l’ONU a proposé ses solutions aux chefs d’États européens et africains. « Il est temps de fournir des moyens aux organisations régionales afin de lutter contre le terrorisme qui se présente comme notre défi majeur. Nous avons besoin de mettre en place une force à la hauteur de la menace et le financement doit être pérenne. Tous les pays ont le droit de gérer leurs frontières mais dans le strict respect des droits de l’Homme. Ce qui se passe en Libye nous interpelle. Nous devons prendre des mesures drastiques contre ce pays et surtout créer un cadre légal pour favoriser l’immigration des jeunes africains vers l’Europe », appelle le N°1 des Nations Unies.
 
Le sommet UA-UE ferme ses portes ce jeudi 30 novembre à Abidjan. Les résolutions et les différentes conclusions des travaux entamés, seront livrées à la clôture. Des décisions très attendues, par l’opinion publique en Afrique.
 
Éric Coulibaly
Source : Rédaction poleafrique.info
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