Tronçon Man-Danané- 1 an pour des travaux mal effectués, la réhabilitation provoque la grogne des usagers.

Incapacité, incompétence, mauvaise foi ou détournement de deniers publics ? C’est la question que se posent les usagers du tronçon Man-Danané.
 
Il y a pratiquement un an que le tronçon Man-Danané, long de 68 kilomètres est en réhabilitation. Une réhabilitation qui traîne, causant chaque semaine des désagréments aux usagers de cette route. Des accidents meurtriers et des crevaisons de pneus de véhicules et autres engins causés par les gros trous sur la route, sont les amères constats faits depuis le début de travaux de réhabilitation. Une situation qui ne laisse personne indifférente.
 
<<Vous voyez cette route, longue seulement de 68 kilomètres. Et la réhabilitation prend plus d’un an. C’est vraiment dommage. On ne sait même pas comment le choix de cette entreprise a été faite. Mais à y voir de près, c’est vraiment du n’importe quoi. C’est de l’incompétence, l’incapacité, de la mauvaise foi ou du détournement de deniers publics ? >>, se demande Doua Michel, usager. 
 
Tout commence, au premier trimestre de l’an 2018, la route Man-Danané, est fortement dégradée. L’État ivoirien soucieux du bien-être de la population, ordonne la réhabilitation de la voie en question. À la grande joie des usagers de cet axe, des travaux sont entamés à Zélé, village où se trouve le corridor sud de la ville de Man.  Sur le long de la voie jusqu’à Danané, le bitume est enlevé aux endroits à traiter. <<Nous avons applaudi quand nous avons vu le début des travaux qui ont démarré avec le remplissage des trous et la pose du bitume. Mais, vite, nous avons déchanté. En moins d’une semaine, le bitume a fait place à la boue. C’est un mauvais travail que fait cette entreprise qui a en charge ces travaux>>, dénonce un jeune chauffeur de Massa. 
 
Ils sont nombreux, ces usagers qui se plaignent de la mauvaise qualité du travail fait et le retard pris dans l’exécution de ce travail.
<< Quand j’ai un voyage à effectuer à Danané, je suis inquiet tant la route est dégradée à cause du retard mis pour terminer les travaux. Là où ils ont enlevé le goudron dans l’optique de mettre une nouvelle couche, tous ces endroits sont devenus des trous profonds et larges>>, révèle Dan Nestor. 
 
Des trous qui créent chaque jour de graves accidents explique Diomandé Hamed, chauffeur de gros camion. <<Il ne peut se passer, un seul jour sans qu’il n’y ait d’accident sur cette route. Des jeunes commerçants ont fait une sortie de route dans laquelle l’un d’entre eux est mort sur place. C’est triste quand tu vois cette route et cela n’émeut personne. Des véhicules qui sont constamment sur cette route vont chaque semaine au garage. C’est malheureux >>.témoigne-t-il.
 
<<Les engins pour le travail sont tous vétustes. Des travaux faits sans grandes précautions. Et de surcroît, la nuit sur des phares de véhicules. C’est vraiment triste>>, dépeint un autre chauffeur.
 
PôleAfrique.info, dans sa quête d’informations sur l’attribution de ce marché qui endeuille plusieurs familles, a frappé à de nombreuses portes. En premier lieu, la direction régionale du ministère de l’entretien routier et de l’équipement. Là, notre interlocuteur, nous informe que cette question relève de l’Ageroute. Nous tentons à maintes reprises de joindre la direction. La personne qui nous joignons que nous réussissons à avoir au téléphone, à son tour nous renvoie au service marché de la structure en charge de la gestion des routes. Toutes nos tentatives resteront  vaines. 
 
En attendant de connaître, l’entreprise exécutante du projet, ce sont de nombreux usagers qui peinent à parcourir les 68 kilomètres. Sans compter les nombreux accidents.
 
Olivier Dan Correspondant Ouest
Source: rédaction PôleAfrique.info
Facebook Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *